À l’occasion d’une visite au centre de Lorraine de l’INRS à Vandœuvre-lès-Nancy le 8 janvier, le ministre du travail, Jean-Pierre Farandou, a indiqué dans un entretien publié la veille dans l’Est Républicain « relever le niveau des moyens de cet institut [l’INRS] en portant progressivement son budget à plus de 90 millions d’euros à l’horizon 2028 ».
Attention, contrairement à ce que l’on peut lire ici ou là, ceci n’est pas une annonce mais un rappel : la convention d’objectifs et de gestion de l’Assurance Maladie - Risques professionnels (COG AT/MP) pour la période 2023-2028 signée en juillet 2024 prévoit cette trajectoire (88 M€ pour 2026, 89 M€ pour 2027 et 90,9 M€ pour 2028).
L’occasion de rappeler que cette hausse n’a pas été bien accueillie par le conseil d’administration de l’Institut et son président de l’époque, Renaud Buronfosse. « Nous ne sommes pas vraiment satisfaits, nous confiait-il (lire notre interview). Nous avons accepté le budget de la nouvelle COG contraints et forcés. […] Nous n’obtenons qu’1 M€ de plus chaque année. C’est peu. La hausse des salaires et l’inflation seront bien supérieures. » Pour rappel, la COG AT/MP 2023-2028 a été signée avec beaucoup de retard, le gouvernement et les partenaires sociaux ne parvenant pas à se mettre d’accord (lire notre article). L’INRS a connu plusieurs exercices sans budget.
Autrement, le ministre a annoncé (et c’est nouveau) avoir « décidé de lancer cette année des prix valorisant les bonnes pratiques des entreprises » afin de « mettre à l’honneur […] les plus méritantes dans la prévention des risques professionnels ». « Un jury d’experts me proposera plusieurs prix à remettre à la fin de 2026 », a-t-il précisé dans les colonnes du quotidien régional.
Avant d’assurer que la lutte contre les accidents graves et mortels au travail est une « priorité absolue ». « Quand j’étais patron de la SNCF, j’ai connu des accidents mortels et je mesure à quel point ce sont des drames humains à la fois pour les victimes mais aussi leurs familles, leurs collègues et les chefs d’entreprise, a-t-il déclaré. Par expérience, je sais que par la prévention, qui n’est pas une option, on peut éviter les accidents. »
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