Violences sexistes au travail : le Haut conseil à l'égalité plaide pour une inscription obligatoire dans le DUERP

Rédigé le 23/01/2026
mbarry

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« Si de nombreuses entreprises sont aujourd'hui mobilisées pour lutter contre le sexisme, il reste un nombre considérable d'entreprises qui ne respectent pas ces obligations [article L. 4121-1 du code du travail et article L. 1153-5 du code du travail], que ce soit par méconnaissance, manque de moyens ou sous-estimations des risques », déplore le Haut conseil à l'égalité (HCE) dans son rapport annuel sur l'état du sexisme en France publié le 21 janvier (en pièce jointe).

Ainsi, il recommande de « rendre obligatoire la prise en compte du risque VSST [violences sexistes et sexuelles au travail] dans le DUERP [document unique d'évaluation des risques] et renforcer l'application effective des sanctions pénales et financières en cas de manquement des structures publiques, privées et associatives aux obligations légales en matière de prévention et de traitement des violences sexistes et sexuelles ».

Le Haut conseil dresse un constat alarmant : 49 % des femmes déclarent avoir été confrontées à des discriminations dans leur environnement professionnel. Écarts salariaux, plafond de verre, freins à la promotion… Ces inégalités traduisent, selon l'instance, la persistance de mécanismes structurels profondément ancrés.

Dans le secteur privé, les femmes perçoivent en moyenne une rémunération inférieure de 22 % à celle des hommes. À poste et temps de travail équivalents, l'écart demeure de 4 %, rappelle le HCE. Un fossé qui s'accompagne d'une sous-représentation tenace aux postes de décision.

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Matthieu Barry
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